"Quand les écrivains redécouvrent le monde"

 
Fiches Auteurs
 

COATALEM Jean-Luc

France

publié le 22 février 2010.
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- Biographie
- Bibliographie
- Présentation : Le dernier roi d’Angkor

Biographie

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© P. Marchal

En voiture, en cargo, en train, en ballon, à cheval, en canoë, et même en ULM… Jean-Luc Coatalem, journaliste et écrivain-voyageur, parcourt le monde depuis plus de vingt ans.
Né en 1959 à Paris, ce fils et petit-fils d’officier d’origine bretonne a eu, au gré des affectations familiales, une enfance polynésienne et une adolescence malgache qui lui ont donné le goût de l’ailleurs.
En 1980, Jean-Luc Coatalem s’installe à Paris et travaille dans l’édition puis dans la presse pour Grands Reportages, Le Figaro Magazine et Vogue. Partisan d’une écriture-monde, d’une littérature de l’ailleurs, il signe, en 1992, sous l’égide de Michel le Bris, le Manifeste pour une littérature voyageuse. Aujourd’hui journaliste à Géo, Jean-Luc Coatalem continue de sillonner le monde, de Terre-Neuve au Pôle Sud, du Paraguay à la Chine. Au fil de ses périples, il écrit des nouvelles, des romans, des essais... autant d’invitations au voyage, au rêve, à l’aventure. Le dernier roi d’Angkor, son dernier roman, paraît chez Grasset en 2010.


Bibliographie :

- Le dernier roi d’Angkor (Grasset, Paris, 2010)
- Il faut se quitter déjà (Grasset, Paris, 2008)
- Mardi à Puerto-Azucar (Editions des Equateurs, 2005)
- Rien de neuf à fort Bongo (Casterman, 2004 - avec Loustal)
- La consolation des voyages (Grasset, Paris, 2004)
- Jolie mer de Chine (Castermann, 2002 - avec Loustal)
- Je suis dans les mers du Sud (Grasset, Paris, 2001 - Prix des Deux-Magots)
- Zone tropicale (Le Dilettante, 1999)
- Suite indochinoise (Kailash, 1998 ; Le Dilettante, 1999)
- Le Fils du Fakir (Grasset, Paris, 1998)
- Les Beaux Horizons : voyages (Le Dilettante, 1998)
- Fièvre jaune (Le Dilettante, 1998)
- Concession 126 (Editions du Rocher, 1996)
- Mission au Paraguay (Grasset, Paris, 1996)
- Tout est factice (Grasset, Paris, 1995)
- Villa Zaouche (Grasset, Paris, 1994)
- Affaires indigènes (Flammarion, Paris, 1992)
- Petite Papouasie (Robert Laffont, Paris, 1992)
- Triste sire (Le Dilettante, 1992)
- Capitaine (Flammarion, Paris, 1991)

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Présentation : Le dernier roi d’Angkor

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Qui est ce garçon asiatique surnommé Bouk et qui, le dimanche à la maison Boissier, apparaît comme par enchantement dans cette paisible famille française ? Un prince déchu, un parent caché ou, tout simplement, un orphelin arraché au Cambodge en guerre ? Une amitié se noue alors entre lui et le narrateur, dans un sentiment tissé de fascination, de trouble et de crainte. D’autant que Bouk sait entretenir son mystère et qu’un silence prudent l’entoure. La famille ne compte-t-elle pas aussi quelques anciens coloniaux rentrés d’Indochine ? Enfin, le garçon disparaît brusquement et, selon la légende, s’en retourne à Angkor pour se cacher. Des années plus tard, au terme d’une crise personnelle, le narrateur part à sa recherche, en France et au Cambodge. Que reste-t-il de ces années heureuses qui passèrent comme un songe et dont la grande maison Boissier, à Viroflay, fût le théatre ? Que pèse la trace d’un enfant devant les ruines majestueuses des empires khmers ? Quel était surtout son secret à jamais perdu ? Avec ce roman ému, écrit à vif, Jean-Luc Coatalem, dont on sait la passion pour l’Asie, signe son ouvrage le plus intime. Un voyage au loin qui se double d’un voyage au fond de soi.

Revue de Presse

- "Jean-Luc Coatalem excelle dans ces rêveries intimistes. (...) Le Dernier Roi d’Angkor est un hommage à la nostalgie, une introspection pleine de grâce. Entre Modiano et Segalen, Coatalem signe un livre d’une beauté sombre sur les légendes que les adultes se construisent pour grandir moins vite dans un monde dépourvu de magie." Christine Ferniot, Télérama


Présentation : Il faut se quitter déjà :

Entre Buenos Aires et Montevideo, à la fin de l’été austral, quand la nuit couleur bleu carbone descend, un quadragénaire « en quarantaine de lui-même » ment à la jeune femme qu’il rencontre et qu’il vient de séduire. La trop belle et lumineuse Mathilde, du haut de ses 24 ans, n’apprendra la vérité que plus tard. Reporter sans grande conviction, égaré entre deux fuseaux horaires, le narrateur lui ment à peu près sur tout : âge, métier, liberté d’aimer à sa guise. Il se réinvente célibataire rajeuni et pour donner un but plus noble à ses errances dans la vaste Buenos Aires, il prétend être sur la piste de la cité des derniers Incas, le Gran Païtiti, toute d’or et de pierreries, perdue dans le massif amazonie. De la chimère inca à la voluptueuse tromperie d’une poignée de jours solaires, le narrateur oscille, hésite, se laisse couler dans l’indolence des estuaires, puis d’une nuit magique à Montevideo. Jusqu’à l’ébauche d’une tragédie. Jusqu’à croire à son propre mensonge.

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